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Aiton, un gardien pour la Maurienne

Aiton, un gardien pour la Maurienne
Au confluent de l’Arc et de l’Isère, Aiton monte la garde aux portes de la vallée de Maurienne, à l’abri d’un promontoire d’où la vue embrasse toute la Combe de Savoie.
Pour l’anecdote : la commune a vu sa population doubler dans la dernière décennie du XXe siècle avec l’installation d’un centre de détention.
Sur le promontoire occupé aujourd’hui par le fort d’Aiton se dressait au XIIe siècle un prieuré dont le supérieur le plus fameux fut le cardinal Jean de Ségovie, mort en 1458 à Aiton.

En lieu et place du prieuré, l'évêque Valperga de Masin a fait construire, en 1700, un palais épiscopal. Il sera abandonné à la Révolution avant de céder à son tour la place au fort. L’actuelle église d’Aiton, où sont emmurés les restes de Jean de Ségovie conserve entre autres une représentation du martyre de Saint-Laurent portant la marque de Pierre de Cortone. Ce peintre florentin du XVIIe siècle est resté fameux pour ses fresques, dont le plafond du grand salon du palais Barberini à Rome.
A ne pas manquer
La Tour ronde de Beauregard, coiffée d’une toiture en forme de poivrière, et sa « maison forte » seigneuriale (fin du XVIe siècle, habitée) témoignent de l’ancienneté de la vocation stratégique d’Aiton.
Les forts d’Aiton et de Montperché. Avec Montgilbert, ils composent une place forte du système Séré de Rivière (1875-1880) verrouillant l’accès à la Combe de Savoie depuis la Maurienne. Le premier abrite un bar et un restaurant d’honorable réputation ; le second est désormais un site privé.
Y aller
Fort d’Aiton : A Aiton, emprunter la route du Fort.
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Aiton


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