Dormir à Dormillouse, en plein Parc national

C’est le dernier hameau habité avant l’éternité de la montagne. Il s’étend aux confins du Pays des Écrins et du Parc national et on n’y accède qu’à pied, comme au temps des Vaudois.
Lors de la création du Parc national des Ecrins en 1973, il n’en restait qu'un à demeurer au hameau : le berger Julien Mathurin. Un grand gaillard le rejoint en 1999, qui répond au nom de Serge Baridon. Ce dernier a décidé de réaliser son rêve de gamin : revenir vivre dans la maison familiale, l’ancienne école du village, « pour la tranquillité et les couchers de soleil sublimes sur la vallée de Freissinières, ouverte vers la Durance ». Avec sa compagne Bénédicte, il transforme le chalet en gîte d’étape, où il régale ses hôtes le soir au coin du feu d'une soupe d’orties, d’un ragoût de cou de cochon, et d’une tarte aux myrtilles arrosée d’une bonne rasade de liqueur de mélèze. Aux anges, il « écoute la montagne, les grondements des avalanches, les craquements des barres de glace qui se détachent ». Et ravit l’auditoire avec son flot d’histoires.
Ses visiteurs empruntent généralement les chemins de randonnées magiques entre Freissinières et les lacs du Palluel et de Faravel, en route pour le col du Ruffy. Au nord, une vue inoubliable sur le mont Blanc et, au bout, toute la chaîne des Alpes révélée. Dormillouse jouit d’un incroyable isolement. Une position qui a permis aux Vaudois, les « damnés de Dieu » au Moyen Age, de se réfugier dans le hameau. Aujourd’hui encore, il faut compter en été 45 minutes d’ascension à pied pour accéder à cette perle posée au milieu de nulle part !
Gîte-Refuge de l'École à Dormillouse
05310 Freissinières
(0033) (0)6 99 90 49 57
Demi-pension 42 €, pension complète 55 €. Repas à partir de 20 €. Ouvert toute l'année.